Le 29 septembre 2026 - Dernière mise à jour le 5 octobre 2026

Bibliographie du 5/10/2026

Sans doute animé par la crainte que le débat ne se referme après ces mois d'événements climatiques extrêmes s'enchaînant à une vitesse inédite, le Haut-commissariat à la stratégie et au plan (HCSP) a proposé, lors d’un webinaire organisé ce 30 septembre, de croiser les regards d’un climatologue, d’une spécialiste des risques et de l’assurabilité et de ses propres experts en se référant à leurs récents travaux en la matière. Des évolutions de l’action publique s’avèrent nécessaires pour dépasser la gestion de crise, en anticipant notamment les enjeux de solidarité territoriale et sociale face aux risques climatiques.

Quelque six milliards d'euros d'investissements publics et privés ont été annoncés lors de première édition du "Choose Outre-mer" organisée le 1er octobre 2026 à Paris. Objectif de l'événement : opérer un changement de doctrine concernant l'économie ultramarine, en complétant les politiques destinées à compenser leurs contraintes par des dispositifs d'investissement. Un fonds à impact public-privé a été créé à cette occasion, avec un premier tour de table de 34 millions d'euros.

Dans un contexte budgétaire "très contraint", la ministre de la Transition écologique met en avant le budget "globalement stable de son ministère". Dans le détail, le fonds Chaleur voit comme redouté son enveloppe amputée de 300 millions d'euros, alors que celle du fonds vert augmente de 150 millions d'euros. Nombre de postes sont "stabilisés" : ainsi du fonds Barnier ou des recettes affectées des agences de l'eau. La ministre a par ailleurs – un peu – levé le voile sur les propositions qu'elle a remises la veille au Premier ministre pour accélérer la mise en œuvre du plan national d'adaptation au changement climatique.

"Consternation", "état de choc", "incompréhension", "vive inquiétude"... Les élus locaux ne sont vraiment pas restés indifférents à la présentation, le 30 septembre, du plan d'économies sur les budgets locaux, qui selon le gouvernement, doit s'élever à 5,5 milliards d'euros en 2027. Le sujet s'est naturellement invité à la Journée nationale de France urbaine, avec l'occasion pour le président de l'association d'interpeller directement la ministre Françoise Gatel.

Le projet de loi de finances pour 2027, actuellement préparé par le Gouvernement comporte des mesures qui fragilisent le soutien public des installations de production d’énergie solaire. 

Quelques heures après la présentation par le gouvernement des mesures budgétaires concernant les collectivités, les réactions se multiplient du côté des associations et des élus. Et le gouvernement fait, incontestablement, l'unanimité contre lui. Tour d'horizon.

Qualifié de « véritable purge », le projet de loi de finances pour 2027, dévoilé en Conseil des ministres, prévoit de réduire de 25 % le FCTVA et la mise en place d'un nouveau prélèvement qui frapperait notamment l'ensemble des intercommunalités (hors outre-mer) et quelque 14 000 communes. Au total, l'effort serait de 5,5 milliards d'euros, selon le gouvernement. De plus de 7 milliards, pour le CFL. 

C'est aujourd'hui que reprennent les débats en séance publique à l'Assemblée nationale et au Sénat, après deux mois de coupure, puisque le gouvernement a renoncé à convoquer une session extraordinaire en septembre. De très nombreux textes sont en attente, pour une session qui ne durera que cinq mois au lieu de neuf.

L’Autorité environnementale (Ae) a rendu public son rapport annuel marqué par un afflux de documents d'urbanisme à l’approche des municipales. Les avis rendus en 2025 témoignent d'avancées dans l’appropriation de certaines thématiques, notamment via les schémas de cohérence territoriale (Scot), mais également d’une mise en oeuvre inégale selon les territoires des politiques locales sur les enjeux de consommation d’espace, la gestion de l’eau ou encore la séquence ERC.

La deuxième édition du baromètre des entrées de ville commerciales de la Scet et du groupe Icade, présentée le 30 septembre 2026, comptabilise 437 projets de transformation en cours, principalement à l'état d'étude et surtout portés par le privé. Les élus y voient un sujet stratégique pour leur mandat.

Le dossier Fibre Excellence illustre à la fois la capacité d’une région à mobiliser des moyens pour préserver un outil industriel stratégique et les limites de ses leviers d’action. Alors que la décentralisation de la compétence économique reste inachevée, selon les régions, la sauvegarde des entreprises repose sur une coordination étroite entre État, collectivités, investisseurs et agences de développement. Le point avec Jalil Benabdillah, vice-président de la région Occitanie en charge de l’économie, l’emploi, l’innovation et la réindustrialisation et président du Cner, la Fédération des agences d’attractivité, de développement et d’innovation.

Les petites et moyennes industries franciliennes sont plus productives que les autres. D'après une note de la Fabrique de l'industrie publiée le 7 septembre 2026, cette surperformance tient davantage aux caractéristiques propres au territoire et à la concentration des activités qu'à la spécialisation sectorielle de l'Île-de-France.

Au terme d'un été caniculaire inédit, Nathalie Appéré, première vice-présidente de France urbaine, maire de Rennes et présidente de Rennes Métropole, revient sur les leçons à tirer de cette crise. Nombre de grandes villes ont de longue date engagé des politiques structurelles d'adaptation.  Mais il faut désormais pouvoir aller beaucoup plus vite. Pour cela, l'Etat doit soutenir davantage les collectivités, via une trajectoire pluriannuelle contractualisée, plaide l'élue.

La Commission européenne vient, ce 25 septembre, de mettre en demeure la France de transposer intégralement cinq directives européennes.

Une étude participative menée près du site de retraitement de combustibles nucléaires usagés à La Hague, dans la Manche, montre comment impliquer davantage les populations, résidant à proximité, dans la surveillance de la radioactivité. 

Érosion, submersions, inondations, pression démographique, urbanisation, tourisme... le littoral français est exposé à de nombreux phénomènes qui le fragilisent. Le réchauffement climatique a accéléré les aléas naturels. Plus de 40 ans après la loi littoral du 3 janvier 1986, quelle est la stratégie en place pour mieux protéger ces territoires ?

Chercheurs et industriels explorent les pistes qui permettraient de capter le CO2, de le stocker, voire d’en faire une ressource. Reste à construire les filières capables de passer de la recherche à l’échelle industrielle.